Voici, de 1853 à 1878, un résumé chronologique des principaux événements et des grandes figures des 15 dernières années de l’ère d’Edo et des 10 premières années de l’ère Meiji + 1889, une année particulière.
 
 
 
Les 15 dernières années de l’ère d’Edo ou Bakumatsu
 
1853
trombinoscope-1– le 8 juillet, le commodore Matthew PERRY (photo de gauche)00302_m arrive au Japon et conduit ses «bateaux noirs» dans la baie d’Edo. Il fait remettre à Ieyoshi, 12ème shōgun de la dynastie des TOKUGAWA, une lettre du président américain Millard FILLMORE réclamant l’ouverture du Japon au commerce américain.
– le 27 juillet, Ieyoshi (photo de droite) décède. Iesada, 13ème shōgun des TOKUGAWA, lui succède.
 
1854
– le 31 mars, signature du Nichibei Washin Jōyaku (littéralement, «Traité de paix et d’amitié américano-japonais») appelé en français «la Convention de Kanagawa» qui permet aux Américains de se ravitailler (vivres, eau et charbon) dans deux ports Shimoda et Hakodate ainsi que la présence permanente d’un consul des États-Unis à Shimoda mais qui n’autorise pas le commerce.
– le 14 octobre, signature du «Traité d’amitié anglo-japonais» ou Nichi-Ei Washin Jōyaku.
 
1858
Signature des Ansei no go kakoku karijōyaku ou «Traités Ansei des 5 puissances» (Ansei est le nom de l’ère):
– le 4 juin, II Naosuke est nommé tairō, fonction qui lui confère des pouvoirs presque aussi importants que ceux du shōgun lui-même.
– le 29 juillet, signature à Shimoda du Nichibei Shūkō Tsūshō Jōyaku, le «Traité américano-japonais d’amitié et de commerce» aussi appelé «Traité Harris», du nom du négociateur américain. Les points principaux du premier des «traités inégaux»: ouverture progressive de 6 nouvelles villes au commerce américain (Yokohama (en 1859 et en remplacement de Shimoda), Nagasaki (même date), Niigata (en 1860), Edo (en 1862), Kōbe et Ōsaka (en 1863)) – l’autorisation «d’extraterritorialité», c’est-à-dire du jugement des citoyens étrangers selon leurs propres lois et non la loi japonaise – contrôle des taxes d’exportation et d’importation accordé aux étrangers. Le signataire coté japonais est II Naosuke.
00303_m– le 14 août, décès du shōgun Iesada (photo de gauche).
– dans les 3 mois suivants, signature de traités équivalents au Traité Harris au louis_grosprofit de l’Empire de Russie, du Royaume-Uni, du Royaume des Pays-Bas et du Second Empire français. C’est le 9 octobre qu’est signé le « Traité d’amitié et de commerce entre la France et le Japon ». Le responsable de la délégation signataire coté français est le baron Jean-Baptiste Louis GROS (photo de droite).
– le 30 novembre, Iemochi devient le 14ème shōgun de la dynastie des TOKUGAWA
 

Entr
e 1858 et 1859
c0187004_15224867Ansei no taigoku ou «Purge d’Ansei»: la succession de Iesada a fait l’objet d’une lutte entre deux des 3 grandes branches de la famille des TOKUGAWA. II Naosuke (photo de gauche) soutient Iemochi de la branche de Kishû contre Yoshinobu de la branche de Hitotsubashi.00015_m Iemochi (photo de droite) devenant shōgun, II Naosuke entreprend «la purge» du gouvernement de ses principaux opposants à partir du 11 octobre 1858. Politiquement, ces opposants sont surtout contre la trop grande ouverture du Japon au commerce international et la signature des Traités, ils soutiennent le slogan Sonnō-jōi («vénérer l’Empereur, chasser les barbares»). II Naosuke, signataire et promoteur de ces traités, contraint ses opposants à la retraite, parmi lesquels les grands dignitaires des domaines de Mito, Satsuma, Tosa, Hizen, Owari et Uwajima.
 
1860
trombinoscope-3– le 10 février, départ du Japon du Kanrinmaru, première corvette à hélice reçue par le bakufu (gouvernement shogunal), commandé par KATSU Kaishū (photo de gauche) qui a été désigné pour ratifier le Traité de 1858. Il arrivera à San Francisco le 17 mars. KATSU tentera, sans succès, de modifier le traité jugé trop «inégal» pour les Japonais. A cette occasion, KATSU devient l’un des premiers Japonais à découvrir le modernisme et la puissance américaine.
– le 24 mars, Sakuradamon no Hen ou «Incident de Sakuradamon» constitué par l’assassinat de II Naosuke à sa sortie du château d’Edo par la porte appelée Sakuradamon. Les assassins sont issus de ses victimes de la «Purge d’Ansei».
 
1862
– le 14 septembre, Namamugi Jiken ou «Incident de Nanamugi». Un marchand britannique du nom de Charles L. RICHARDSON, lors d’un déplacement avec 3 autres de ses compatriotes, est tué par l’escorte du seigneur de Satsuma qu’il croise sur une route. La règle japonaise de l’époque impose à toute personne de descendre de cheval et de se prosterner, ce que ne fait par RICHARDSON, par fierté personnelle et surtout en se pensant exempté d’un tel devoir en raison de l’extraterritorialité accordée aux étrangers. Coté japonais, on invoque un risque d’attentat sur la personne du seigneur, le britannique s’étant approché bien trop près de son palanquin.
 
1863
– le 30 avril, constitution du Shinsengumi, unité d’élite au service du shōgun qui comprendra jusqu’à 200 membres trombinoscope-4et dont les trois figures les plus emblématiques seront KONDŌ Isami 00137_m(photo de droite), HIJIKATA Toshizō (photo de gauche) et SAITŌ Hajime. Le Shinsengumi aura pour principale mission de maintenir l’ordre à Kyōto, bien souvent au prix d’actions violentes et de meurtres et donc par la terreur qu’ils inspireront à la population. Il disparaitra officiellement avec la fin de la Guerre de Boshin et la mort de HIJIKATA à Hakodate.
– le 5 juin, l’empereur KŌMEI (photo de droite), mécontent de l’ouverture du Japon vers l’ouest, commence à jouer un rôle actif dans la politique du pays et promulgue le Jōi jikkō no chokumei ou «édit d’expulsion des barbares» basé sur le slogan trombinoscope-2Sonnō-jōi. Cet édit ne sera pas suivi par le shogunat mais certains domaines parmi ceux qui s’opposent le plus à ce dernier y trouvent la justification pour commettre des actes de rébellion ou des crimes contre les étrangers jugés trop envahissants. Parmi ces domaines, c’est celui de Chōshū qui sera le plus actif.
– le 16 juillet, «Bataille de Shimonoseki», premier acte de réponse des étrangers, victimes des crimes commis par les Japonais suite à l’édit Jōi jikkō no chokumei. Le navire américain l’USS Wyoming attaque la flotte du domaine de Chōshū.
– du 15 au 17 août, Satsu-Ei Sensō appelée en français «Guerre anglo-japonaise» ou «Bombardement de Kagoshima» en réponse à «l’incident de Nanamugi» et le refus du domaine de Satsuma de présenter ses excuses et de payer les dommages et intérêts demandés par les Britanniques en guise de compensation morale et matérielle. Finalement, Satsuma paiera la Grande-Bretagne en empruntant l’argent (on estime la somme à environ 16 millions de livres actuelles) au gouvernement shogunal – emprunt qui ne sera jamais formellement remboursé.
– le 30 septembre, Hachigatsu Jūhachinichi no Seihen ou «Incident politique du 18 août» (ainsi appelé car c’est là la date de l’ancien calendrier japonais avant l’apparition du calendrier grégorien). Les troupes des domaines de Aizu et de Satsuma, chargées de la protection de la capitale Kyōto et par ailleurs fidèles au shōgun, refoulent celles de Chōshū qui, au nom du mouvement Sonnōjōi, ont essayé de prendre de force cette fonction de protection de l’Empereur. C’est là l’origine de la haine que se voueront, les années suivantes, ces deux domaines de Chōshū et de Satsuma.
 
1864
– le 8 juillet, Ikedaya jiken ou «Affaire Ikedaya». Mené par KONDŌ Isami, un petit groupe du Shinsengumi déjoue un complot mené par des hommes de Chōshū particulièrement anti-gouvernamentaux dans un combat sanglant dans un ryokan (hotel japonais) appelé Ikeadaya à Kyōto. Ce sera le véritable acte de naissance de ce Shinsengumi et de la terreur qu’il inspirera aux habitants de Kyōto.
– le 20 août, Kinmon no Hen ou «Incident des portes interdites» également appelé «Rébellion des portes Hamaguri». Une rébellion dont le domaine de Chōshū est tenu pour responsable par le shogunat.
– le 1er septembre, Dai ichiji Chōshū seitō ou «Première expédition de Chōshū», expédition punitive menée par le shogunat en réponse à «l’incident des portes interdites»
– en septembre, Shimonoseki sensō ou «Guerre de Shimonoseki», plus communément appelé en français «Bombardement de Shimonoseki». 2ème acte de guerre des étrangers, cette fois il s’agit d’une attaque menée par toute une coalititrombinoscope-5on occidentale (Britanniques, Français, Hollandais et Américains) contre le principal port du domaine de Chōshū.
– fin d’année, fin de l’expédition de Chōshū sur proposition du domaine de Satsuma. Celui-ci, jusque-là soutien du shogunat, devine ses intentions: après la destruction du domaine Chōshū, ce sera sans doute celui de Satsuma qui sera visé en raison de sa puissance et de son influence jugées dangereuses par le shōgun. En attendant, SAIGŌ Takamori  (photo de gauche), principal chef des forces de Satsuma, négocie et obtient un cessez-le-feu au profit du domaine de Chōshū.
 
1865
– le 4 novembre, la Cour impériale opère un revirement par rapport au Jōi jikkō no chokumei ou «édit d’expulsion des barbares» de 1863 et reconnaît officiellement les Traités inégaux signés par le shogunat avec les puissances étrangères.
 
1866
– le 7 mars, signature du Satchō dōmei ou «Alliance Satchō» entre les domaines de Satsuma et Chōshū. Suite à la première «expédition de Chōshū», Satsuma a compris le danger qui le menaçait et a décidé de ne plus soutenir le shogunat et de s’allier formellement avec le domaine de Chōshū. Il s’agit d’une alliance à plusieurs volets, dont l’un, militaire, engage Satsuma à défendre Chōshū si celui-ci est de nouveau attaqué par les armées shogunales.trombinoscope-6
– le 18 juillet, début de la Dai niji Chōshū seitō ou «Seconde expédition de Chōshū»
– le 29 août, décès du shōgun Iemochi. Il n’est alors âgé que de 20 ans. Sa mort revêt un caractère mystérieux, IWAKURA Tomomi (photo de droite) est soupçonné de l’avoir empoisonné.
– le 8 octobre, fin de la «Seconde expédition de Chōshū». Déroute de l’armée shogunale en raison notamment d’une armée au matériel vieillissant face à l’Alliance Satchō qui s’est dotée d’un équipement militaire moderne ainsi qu’une volonté belliqueuse bien plus affirmée chez les samouraïs de Satsuma et de Chōshū par rapport à l’armée du gouvernement shogunal, composée de beaucoup de conscrits issus des castes des marchands ou de la paysannerie, bien moins entrainés à la guerre. Un cessez-le-feu est négocié par Yoshinobu, appelé à devenir le prochain shōgun. Lequel constate la faiblesse de son armée, ce qui le conduira à faire appel à la France de Napoléon III et lui demander l’envoi d’une mission militaire pour l’aider à moderniser son armée.
 
1867
trombinoscope-7– le 10 janvier, intronisation officielle de TOKUGAWA Yoshinobu, 15ème et dernier shōgun (photo de gauche).
– le 13 janvier, arrivée à Yokohama de la première mission militaire française, la toute première mission militaire occidentale au Japon, commandée par le capitaine Jules CHANOINE et comportant 17 membres, dont le lieutenant Jules BRUNET.
– le 30 janvier, décès de l’Empereur KŌMEI. Proclamation ce même jour du nouvel trombinoscope-9empereur Meiji qui assure ainsi la continuité de l’ère Keiō
– le 1er avril, inauguration de l’Exposition Universelle à laquelle le Japon participe pour la première fois de son histoire.
– le 9 novembre, Taisei hōkan: le shōgun Yoshinobu remet officiellement son abdication à l’empereur Meiji
– le 19 novembre, l’empereur Meiji officialise l’abdication du shōgun, c’est la fin officielle de 700 ans de shogunat.
– le 10 décembre, SAKAMOTO Ryōma (photo de droite) est assassiné dans l’auberge Ōmiya.
 
 
 
L’an 1 de l’ère Meiji et les 10 années suivantes.
 
1868
– le 3 janvier, proclamation du Shinseifu ou « Nouveau Gouvernement »
– le 27 janvier, bataille de Toba-Fushimi qui constitue le début de la Guerre de Boshin
– le 4 février, Kōbe jiken ou «Incident de Kōbe».
– le 8 mars, Sakai jiken ou «Incident de Sakai», le massacre de 11 marins français
– le 3 mai, reddition du château d’Edo. KATSU Kaishū a négocié avec SAIGŌ Takamori la reddition sans bataille
– le 11 mai, Utsunomiyajō no tatakai ou «Bataille du château d’Utsunomiya» de la Guerre de Boshin.
– le 10 juin, début de la «bataille d’Aizu» de la Guerre de Boshin, un domaine resté fidèle à l’ex-shōgun. La bataille s’achèvera le 6 novembre par la défaite du domaine d’Aizu, lâché par les armées shogunales.
– le 4 juillet, «bataille d’Ueno» de la Guerre de Boshin , nouvelle défaite des troupes restées fidèles à l’ex-shōgun
– le 3 strombinoscope-10eptembre, Edo est officiellement rebaptisé Tōkyō.
– le 15 septembre, «bataille de Nihonmatsu» de la Guerre de Boshin, nouvelle défaite des troupes restées fidèles à l’ex-shōgun
le 23 octobre, fin officielle de l’ère Keiō (et de l’époque d’Edo) et début officiel de l’ère Meiji.
– le 26 novembre, l’empereur Meiji (photo de gauche) s’installe dans l’ancien château d’Edo et le rebaptise provisoirement «château de Tōkei» (Tōkeijō)
– le 4 décembre, début de la «bataille de Hakodate» de la Guerre de Boshin.
 
1869
– le 27 janvier, création par les derniers «survivants» encore belligérants des troupes fidèles à l’ex-shōgun, de celle qui sera l’éphémère «République indépendante d’Ezo»
trombinoscope-8– le 9 mai, l’empereur Meiji installe le «Nouveau Gouvernement de Meiji» à Tōkyō.
– le 20 mai, «bataille navale de la baie de Hakodate» de la Guerre de Boshin. Plus faible au début en terme de matériel, la marine impériale se renforce et parvient à vaincre la marine «shogunale». Le capitaine français Jules BRUNET (photo de gauche) s’enfuit à bord du Coëtlogon le 8 juin.
– le 20 juin, mort de HIJIKATA Toshizō, numéro deux et figure emblématique du Shinsengumi, resté fidèle jusqu’au bout à l’ex-shōgun.
– le 27 juin, c’est la fin de la bataille de Hakodate qui marque aussi la dissolution de la République d’Ezo et la fin de la Guerre de Boshin.
– le 25 juillet, promulgation du Hansekihōkan , un des volets de la politique de centralisation (chūōshūken), qui impose aux daimyō (seigneurs des domaines) d’abandonner au profit de l’Empereur leurs droits sur leur sol et sur leur population.
– le 27 novembre, Tōkyō devient officiellement la capitale du Japon.
 
1870
– le 27 février, le nisshōki (le drapeau blanc avec un rond rouge en son centre) devient le drapeau national du Japon.
 
1871
– le 28 janvier, création du Yokohama Mainichi Shinbun, le premier quotidien de presse en langue japonaise.
– le 20 avril, création des premiers bureaux de poste à Tōkyō, à Kyōto et à Ōsaka.
– le 27 juin, le yen remplace officiellement le ryō et devient la nouvelle monnaie nationale.
– le 29 août, promulgation du Haihanchiken qui abolit définitivement les domaines (han) et les remplace par des départements (ken).
– le 13 septembre, signature du «Traité sino-japonais d’amitié et de commerce» ou Nisshin shūkō jōki.trombinoscope-11
– le 23 septembre, promulgation de la loi Sanpatsu-dattōrei qui interdittrombinoscope-12 le port du katana et impose (sauf aux lutteurs de sumō) de renoncer au chonmage, la coiffure traditionnelle des Japonais comportant un chignon.
– le 23 décembre, départ du Japon de la «mission Iwakura» avec à sa tête IWAKURA Tomomi nommé ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire et comportant 107 membres, dont KIDO Takayoshi (photo de gauche), ŌKUBO Toshimichi (photo de droite), ITŌ Hirobumi qui sont nommés vice-ambassadeurs.
 
1872
– le 8 mars, premier recensement national de la population: le Japon compte 33.110.825 habitants.
– le 14 octobre, ouverture officielle de la première ligne de chemin de fer entre ShinbashiTōkyō) et Yokohama.
– le 4 novembre, inauguration de la Filature de soie de Tomioka.
– le 9 décembre, adoption du calendrier grégorien
 
1873
– le 13 septembre, retour au Japon de la «mission Iwakura»
– le 25 octobre, crise «gouvernementale» appelée Meiji rokunen seihen. Il s’agit du limogeage d’environ 600 personnes (politiciens et militaires), dont SAIGŌ Takamori, qui ont soutenu le Seikanron ou «Débat sur la conquête de la Corée», projet refusé par l’Empereur sur proposition de IWAKURA Tomomi qui s’y opposait farouchement. Cette scission politique est à l’origine de la «Rébellion de Saga» en 1874 et de la «Rébellion de Satsuma» en 1877.
 
1874
– 1er février, début de la «Rébellion de Saga» ou Saga no ran en japonais. Une rébellion des anciens samouraïs contre le nouveau gouvernement Meiji qui se déroule dans le département de Saga.
 
1875
– le 20 septembre, «Incident de Ganghwa» ou Kōkatō jiken en japonais, mettant au prise un bateau militaire japonais et l’armée coréenne.
 
1876
– le 27 février, signature du «Traité de Ganghwa», le premier des traités inégaux signés par la Corée, un traité conçu sur le modèle des premiers traités inégaux signés par le Japon avec les États-Unis et ouvrant la Corée au Japon, avec notamment une clause d’extraterritorialité pour les Japonais.
– le 28 mars, nouvelle interdiction du port des épées sous la forme d’un édit contraignant appelé haitōrei, la première interdiction ayant rencontré beaucoup d’opposition.
– le 1er juillet, création de la banque Mitsui, première banque privée du Japon.
– les 24 et 25 octobre, «Rébellion Shinpūren» ou Shinpūren no ran, une autre rébellion des anciens samouraïs contre le nouveau gouvernement Meiji qui se déroule à Kumamoto.
– le 27 octobre, début de la «Rébellion d’Akizuki» ou Akizuki no ran, autre rébellion des anciens samouraïs contre le nouveau gouvernement Meiji qui se déroule dans le département de Fukuoka et se terminera le 14 novembre.
– le 28 octobre, début de la «Rébellion de Hagi» ou Hagi no ran, autre rébellion des anciens samouraïs contre le nouveau gouvernement Meiji qui se déroule cette fois dans la ville de Hagi dans le département de Yamaguchi.
 
1877
– le 29 janvier, début de la «Rébellion de Satsuma», Seinan Sensō en japonais. Ce sera l’ultime et la plus importante de la série des rébellions qui auront secoué l’île de Kyūshū. Elle s’achève officiellement le 24 septembre suivant, le jour où, battu par les troupes impériales, SAIGŌ Takamori se suicide par seppuku.
 
1878
– le 14 mai, «l’Incident de Kioizaka» ou Kioizaka no hen. Nom donné à l’assassinat de ŌKUBO Toshimichi. ŌKUBO, originaire de l’ex-domaine de Satsuma comme SAIGŌ Takamori qui a été longtemps son ami (ils ont, dans leur enfance, fréquenté la même école à 3 ans d’intervalle) et avec lequel il a mené tant de batailles. Il était le ministre de l’intérieur du nouveau gouvernement de l’époque et à ce titre le commandant de l’armée de conscrit de l’Armée impériale qui a triomphé de la «Rébellion de Satsuma» et conduit SAIGŌ au suicide. Considéré comme un traitre, il est assassiné par 7 samouraïs de Satsuma conduit par SHIMADA Ichirō, lesquels se rendront sitôt leur crime commis. Ils seront jugés et exécutés deux mois plus tard.
 
 
 
1889: une année particulière
– le 11 février, promulgation de la «Constitution de Meiji», la toute première constitution japonaise.
 
 
 
(C.Y.)