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TGS 2010 & 1er Forum Affaires France-Japon à Toulouse: le compte-rendu
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A l'issue du TGS 2010, qui s'est donc déroulé les 27 & 28 novembre, voici le compte-rendu que le CCFJT peut dresser, quant à sa participation au TGS d'un point de vue culturel, et quant à l'organisation et la tenue du 1er Forum Affaires France-Japon.


A noter tout d'abord l'extraordinaire succès populaire qu'a connu cette 4ème édition du TGS: la fréquentation a été de plus de 25.000 visiteurs, les journaux annoncent même près de 30.000, en hausse de plus de 50% par rapport à 2009 (16.300 visiteurs). Plusieurs explications sans doute: tout d'abord, un effort sans précédent des organisateurs en terme de communication, dont une très belle campagne d'affichage dans le métro toulousain, avec notamment deux grandes bâches dans un point stratégique, l'entrée de la ligne A de la station Jean Jaurès, la seule où se croisent les deux lignes de métro et qu'empruntent quotidiennement des milliers de voyageurs. Ou encore sur internet, et notamment des annonces sur des sites très fréquentés tels qu'animeland.com.

D'autre part, la venue de nombreuses personnes connues et aimées des visiteurs potentiels d'un tel événement (auteurs, mangakas, Marcus, les acteurs américains Peter Williams et Richard Hatch, les artistes du groupe Sankara, Lamia Cross ou encore Bernard Minet, etc...) a sans doute largement contribué à inciter le déplacement jusqu'à Diagora. Avec de plus, pour la première fois cette année, la venue exclusive d'un invité d'honneur japonais, grâce au partenariat victorieux conclu avec la société Shibuya International (le CCFJT étant à l'origine de la rencontre des responsables respectifs): M. Shinji Hashimoto, Vice-Président de la société Square Enix, producteur de jeux vidéo parmi les plus célèbres dont le très fameux Final Fantasy. Et pour le TGS 2010, M. Hashimoto est venu avec, dans ses bagages, les bandes-annonces de deux jeux vidéo annoncés pour 2011 dont la présentation au public du TGS a constitué une première mondiale. Quand on sait que le plus grand salon des jeux vidéo du monde, le Tokyo Game Show (l'autre TGS!) s'est tenu deux mois plus tôt et que la société (japonaise) Square Enix ne les avait pas dévoilées pour les garder pour Toulouse, et que d'autre part le marché du jeu video dépasse aujourd'hui celui des DVD et Blu Ray réunis, on mesure mieux l'importance du cadeau fait au Toulouse Game Show 2010...!

Enfin, pour expliquer ce succès, faut-il aussi évoquer la venue d'un autre éditeur de renom, INDEX Multimedia et son nouveau jeu Tower of Druaga, et également d'enseignes de tout premier plan, tels que la FNAC ou encore Microsoft et son nouveau système Kinect.

 

De son coté, le CCFJT a apporté deux aspects de la culture japonaise traditionnelle qui ont été tous les deux très appréciés de ces amateurs de jeux vidéo ou autres manga: une très belle démonstration d'Ikebana (art floral) réalisée par la jeune mais néanmoins très douée Cylène Bleyer (qui est la fille de Marette Renaudin, l'une des plus célèbres maître Ikebana de France) sur la scène principale du TGS, ainsi qu'une exposition de céramiques réalisées par de grands noms japonais et dont certaines pièces feront partie du futur musée que le CCFJT envisage d'ouvrir à Toulouse. Nous avons également accueilli dans notre Espace au sein du TGS trois boutiques du centre-ville, la librairie Terra Nova dont le rayon consacré au Japon s'agrandit régulièrement, le salon de thé Okini et l'enseigne Je Cherche une Idée, qui propose notamment un des plus grands choix de boîtes à Bentô de la "Ville Rose" et des petits accessoires de cuisine en direct du Japon qui font la joie des plus petits. Enfin, l'origamiste Romain Pauchet, l'un des plus doués de France, nous a fait, pour la deuxième fois consécutive, le plaisir de sa présence, avec une multitude de pliages tous plus surprenants les uns que les autres et que beaucoup de visiteurs ont pû acquérir à des prix très raisonnables. Merci infiniment à tous!

Mais la grande innovation du CCFJT pour ce TGS 2010 a donc été la création, au sein même de ce Festival plutôt orienté "jeunes", d'un 1er Forum Affaires France-Japon destiné à l'origine à un tout autre public, celui des professionnels qui ont ou souhaitent avoir des relations d'affaires avec ce pays. Si vous pourrez retrouver les détails de ce Forum Affaires dans d'autres pages sur ce même site, voici ce que l'on peut en dire quelques jours après sa tenue.

Globalement, ce Forum Affaires a sans doute constitué un joli succès. Le concept comme l'initiative, relevant un peu du pari ou du défi, ont été unanimement salués par tous, intervenants, partenaires et public. Ce dernier a notamment été très admiratif de la très grande qualité, aussi bien des intervenants que du contenu de leurs conférences respectives, et les témoignages de satisfaction ont été nombreux sur place et se poursuivent par mail. D'autre part, les professionnels présents, qu'ils soient participants ou visiteurs, m'ont dit avoir eu l'occasion de faire des rencontres intéressantes pour l'avenir, ce qui était l'objectif premier de ce Forum Affaires: même si cela est forcément variable selon les personnes, celui-ci peut donc être considéré comme globalement atteint. Enfin, ce 1er Forum Affaires a permis, au CCFJT en particulier comme au TGS de façon plus générale, d'accroître sensiblement leur notoriété et d'obtenir une reconnaissance qui leur manquait jusque là, celle des autorités politiques. En effet, la collaboration (que j'ai le plaisir de qualifier de totale, de parfaite en terme de confiance et d'orientation, et de plus d'une grande qualité humaine) de nos deux organismes, auxquels je tiens à associer  également Shibuya International, nous a permis d'accueillir, dans l'ordre chronologique, Monsieur Daini Tsukahara, Consul Général du Japon à Marseille, Maître Pierre Aymard, Consul Honoraire du Japon à Toulouse, et enfin Monsieur Thierry Cotelle, adjoint au Maire en charge du développement économique et représentant officiellement Monsieur Pierre Cohen, Député-Maire de Toulouse. Ce dernier a notamment remis un cadeau de la part de Monsieur Cohen aux deux invités d'honneur respectifs, M. Hashimoto pour le TGS et Monsieur Hisanori Isomura (Premier Président de la Maison de la Culture du Japon à Paris) coté CCFJT. Je me permets de remercier ici très chaleureusement ces trois personnalités pour leur présence et pour les messages de félicitations qu'ils m'ont fait parvenir dès la fin du Forum Affaires.

J'en profite ici pour remercier très sincèrement l'ensemble des participants, représentants d'organismes instituitonnels ou de sociétés commerciales, l'ensemble des partenaires qui ont rendu possible cette opération inédite. Avec une mention spéciale pour, en interne, les adhérents à l'Amicale Kizashi qui m'ont apporté aide, soutien et collaboration avec beaucoup de sympathie, et d'engagement ainsi que les bénévoles réunis pour l'occasion et tous issus de l'IEP Toulouse, un étudiant et sept étudiantes en sciences politiques qui ont fait preuve de beaucoup de professionnalisme et de motivation. Sans oublier bien sûr tous les personnels du TGS, des responsables aux bénévoles, comme ceux de Diagora, qui nous ont tous apporté une très précieuse assistance. Un énorme merci à tous!

Mais ce comte-rendu ne serait ni complet ni objectif si je n'évoquais pas ici les ratés, points noirs ou insuffisances. Je le ferai ici sans complaisance, mais dans un esprit constructif, dans le seul but que des améliorations puissent être apportées à la prochaine édition du Forum Affaires que beaucoup appellent déjà de leurs voeux.

Ma première erreur d'organisation a été de concevoir un planning de conférences et de tables rondes, non pas trop riches en soi, mais qui n'autorisait aucun retard dans son déroulement. Et même si cela ne nous est pas directement imputtable et totalement en dehors de notre volonté, le retard  de près de 40 minutes pris, dès le samedi matin, par la cérémonie d'Inauguration générale nous a fortement pénalisé dans le bon déroulement denotre programme. Les causes des incidents techniques apparus au tout dernier moment seront par la suite minitieusement étudiées, mais je me dois de reconnaitre quej'ai commis l'erreur de ne pas les prévoir ou de ne pas les anticiper. Résultat: afin de rattrapper ce retard initial, j'ai dû, au pied levé, demander à l'un des conférenciers (merci encore, Monsieur Seto!) de bien vouloir reporter sa présentation à l'après-midi et la table ronde qui était prévue. Si cela nous a momentanément permis de terminer notre session du matin à peu près à l'heure prévue, cela a aussi eu pour conséquence de "déplacer" ce retard du matin à l'après-midi. La Table ronde, inititialement prévue pour  une durée de deux heures, s'est trouvée forcément réduite par la conférence du matin qui a été reportée, et a dû se terminer sans qu'aucun débat ne puisse être réalisé, ne comportant en fait que la présentation des activités professionnelles de chacun des six intervenants. Si ces présentations furent certes fortes instructives, le débat et échange de témoignages de l'expérience de chacun en matière de relation avec les Japonais n'a pas pu avoir lieu,faute de temps, ce qui a particulièrement frustré et sans doute déçuaussi bien les professionnels que le public présent. A tous, je présente ici mes excuses sincères, en particulier à ceux qui s'étaient déplacés spécialement pour cette table ronde, prenant sur leur emploi du temps particulièrement chargé même le samedi. Je pense notamment à Monsieur C. Bergaud, directeur de recherche au LAAS-CNRS, ou encore Madame Laurence Géli, de Nutrition & Santé, qui ont tout fait pour abréger leurs présentations respectives pour tenter de nous laisser une possibilité de débat, etdont les efforts n'ont finalement pas été récompensés. Je leur demande, à eux comme aux autres, de bien vouloir me pardonner cette erreur d'organisation et d'être assurés que la leçon sera retenue et le tir rectifié pour la prochaine édition. J'en profite toutefois ici pour apporter, de mon coté, une précision destinée à l'ensemble des intervenants: que cela soit au cours des conférences ou des présentations lors de la Table  ronde, si certains ont parfaitement respecté les délais qui leur étaient impartis, d'autres ont, parfois de façon assez importante, dépassé leur temps de parole. Certes, ce ne sont pour la plupart pas des professionnels de la communication, certes leur présentation étaient passionantes. Moi-même suis-je le premier responsable en ne faisant sans doute pas assez preuve de fermeté et de doigté en tant que modérateur. Mais je me permets ici de faire remarquer que certains intervenants, bien involontairement bien sur, ont toutefois pénalisé les autres participants et contribué à l'aggravation de ce retard général. Pour l'avenir, si je ferai, le premier, le nécessaire pour mieux m'affirmer en tant que modérateur, je me permets de demander aussi aux intervenants de parfois mieux prévoir leur présentation en fonction du temps imparti et de faire preuve deplus de rigueur en respectant mieux leur temps de parole initialement prévu.

 

Autre gros point noir de ce Forum Affaires: le nombre tout à fait décevant de visiteurs professionnels comme d'étudiants qui se sont inscrits et ont assisté à ces conférences, tables rondes et surtout possibilité de rencontre en B to B. Car si cela ne s'est pas forcément trop ressenti sur place, grâce notamment à la présence de nombreux invités, certes concernés par le thème du Forum Affaires, que j'avais eu le plaisir deconvier à cet événement, les représentants des sociétés françaises locales, à qui cet événement était à l'origine principalement destiné, afin de leur permettre d'entrer "physiquement" en contact avec des interlocuteurs japonais, d'ordinaire si peu présents dans la région Midi-Pyrénées et même dans tout le Grand Sud-Ouest, ces sociétés locale, donc, ont particulièrement brillé... par leur absence. Moins d'une dizaine ont finalement participé. Et j'avoue ne pas avoir aujourd'hui d'explication concrète à cette défection.

Je ne pense pas qu'il s'agisse d'un déficit de communication. Je profite que j'aborde ce volet pour remercier particulièrement nos partenaires, La Gazette du Midi, Midi-Pyrénées Expansion, la CRCI Midi-Pyrénées, les CCI locales, l'organisation des DCF Midi-Pyrénées et 31 ou encore Objectif News (pardon à tous ceux que je ne peux citer ici...) dont les différentes actions ont forcément permis d'avertir des milliers d'entreprises de notre région de la tenue de ce Forum Affaires aumoins un mois à l'avance et jusqu'aux tous derniers jours précédant l'événement.

Serait-ce donc le fait que celui-ci se tenait un week-end, période il est vrai inhabituelle pour un salon pro, qui a découragé les professionnels? Ou alors le prix d'entrée demandé, qui était de 50€ pour les deux jours? Ou d'autres raisons non identifiées à ce jour? Il me semblait, et il me semble toujours que, si une société locale a vraiment la volonté de conquérir le marché japonais, ou y accentuer sa présence, l'effort qui lui était demandé pour y participer n'avait rien d'incompatible avec ses possibilités... Je serais heureux que tous ceux qui liront ce compte-rendu et auront un avis sur la question puissent avoir la gentillesse de me le transmettre par mail, celui-ci me sera assurément d'un grand secours pour tenter de mieux comprendre les raisons de ce que personnellement, je considère comme le plus gros échec de cette opération, que je me dois d'assumer pleinement et corriger pour la prochaine édition.

Mais, une fois cette première évaluation du Forum Affaires faite, presque à chaud, je ne voudrais pas conclure ce compte-rendu sur des observations plutôt négatives qui fausseraient l'impression globalement très positive qui, je le répète, restera de cette première initiative du Pôle Affaires du CCFJT. Celui-ci, j'en suis persuadé, à notamment réussi à encore augmenter sa notoriété et retenir l'attention ou susciter l'intérêt de nombreux professionnels ou particuliers de Toulouse, de Haute-Garonne, de Midi-Pyrénées et sans doute même au-delà. Pour être convaincu du succès de ce 1er ForumA ffaires France-Japon à Toulouse, il suffira sans doute de lire l'impressionnante liste de remerciements que j'adresse au nom du CCFJT à l'ensemble de tous ceux qui ont contribué à sa réussite et par laquelle je me permets de conclure ce compte-rendu. Encore une fois mille excuses si j'en oublie, qu'ils m'en fassent la remarque et je les ajouterai immédiatement!

 

Remerciements

(dans le désordre...!)

 

Pour leur participation: M. Thierry COTELLE, Adjoint au Maire de Toulouse, M. Daini TSUKAHARA, Consul Général du Japon à Marseille, M. Hisanori ISOMURA, Premier Président de la Maison de la Culture du Japon à Paris, M. Philippe BAYLET de Midi-Pyrénées Expansion, Monsieur Pascal BAL, de NIPPON EXPRESS FRANCE, M. Susumu KATAOKA, conseiller commercial près l'Ambassade du Japon à Paris, M. Sumihiko SETO, anc. Directeur Général du JETRO, M. Naoya SAITO, Directeur Général NTT DOCOMO FRANCE, M.Cédric BISCAY, P-DG SHIBUYA INTERNATIONAL, M. Takuo TANIMOTO, P-DG INDEX MULTIMEDIA, M. Koji UEHARA, Chef du bureau de représentation de LA VILLE D'OSAKA à Paris, M. Naoki KUMAGAI de AJINOMOTO EUROPE, Mme Laurence GELI, responsable communication & relations publiques de NUTRITION & SANTE, M. Christian BERGAUD et Mme Katia GRENIER, directeur de recherche et reponsable d'équipe au LAAS-CNRS. Ainsi que Mme Marie-Dominique KAWANO de KORIN FRANCE, M. Laurent DEVERLANGES d'ERNST & YOUNG et M. Alexandre SAKON de DIVA BORDEAUX,

Pour leur précieuse collaboration: M. Laurent PERRIN, Chef de Cabinet du Maire, Me Pierre AYMARD, Consul Honoraire du Japon à Toulouse, Madame Anne MAUFFRET du LAAS-CNRS, Mlle Raphaëlle SURUN de l'IEP Toulouse,


Pour leur soutien et/ou partenariat: MIDI-PYRENEES EXPANSION, NIPPON EXPRESS FRANCE, DIVA BORDEAUX, L'OFFICE DE TOURISME DE TOULOUSE, LA MAISON DE LA VIOLETTE, NUTRITION & SANTE, LA GAZETTE DU MIDI, OBJECTIF NEWS, la CRCI MIDI-PYRENEES, les DCF MIDI-PYRENEES & 31, DIAGORA, ERNST & YOUNG, LEXUS TOULOUSE, PAUL DANIEL TRAITEUR, OKINI, TERRA NOVA, JE CHERCHE UNE IDEE, Monsieur Romain PAUCHET, Mlle Cylène BLEYER de l'ECOLE D'IKEBANA de TOULOUSE, NEWBEE WORK,

 

Les artistes-céramistes Tateki KAWAGUCHI, Shôzô MICHIKAWA & Rizü TAKAHASHI ainsi que les "élèves de Rizü".

 

Et surtout Messieurs Sébastien LAURENS, Frédéric DEVEZE et Romain DUCHENE de TGS EVENEMENTS, et Monsieur Cédric BISCAY de SHIBUYA INTERNATIONAL,

 

Tous les bénévoles de l'Amicale KIZASHI du CCFJT, de l'IEP Toulouse et du TGS 2010,

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et par dessus tout, à tout le public présent...!
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